Quand l’heure de la retraite sonne…

En ce mois de mai 2020, le dispositif du SAPAD pour les élèves malades ou accidentés, prend en charge la scolarité de 148 jeunes malades, leur permettant de continuer leur année scolaire et de la valider afin de poursuivre leur projet. Lorsque les établissements scolaires sont équipés, que les enseignants acceptent l’expérience, les cours à domicile sont complétés par la Visioconférence : les jeunes malades se connectent à leur classe et bénéficient ainsi d’un maximum de cours, ils retrouvent « virtuellement » leur place au sein de leur groupe, ce dynamisme stimulant, irremplaçable !

Et en cette époque de « post confinement », pour la  réouverture des établissements scolaires,  on entend l’inquiétude des familles, la peur de la maladie, de l’impact que cela pourrait avoir dans leurs vies, dans leurs projets : ce n’est pourtant que de courte durée ! Alors, oui, le SAPAD a ses raisons d’exister, et c’est l’affaire de tous d’en améliorer les possibilités. Dans cette période où toute une population a peur de la maladie, y aura-t-il une prise de conscience de ce que ces enfants et ces familles qui luttent contre le cancer, des opérations lourdes, des accidents invalidants ... peuvent attendre de compréhension, d’aide de toute notre société ?...

Après 42 ans au service des élèves à besoins particuliers, et ces 16 dernières années aux enfants malades : l’heure de la retraite sonne !

Quel bilan humainement riche : toutes ces années à travailler à la protection et au développement des droits des enfants, celui du droit à l’Education fondement de l’égalité,  et  d’où qu’ils soient, d’où qu’ils viennent, sans distinction de handicaps, de maladies, du milieu social, de leurs origines ... des enfants fragilisés, différents et tellement dépendants de nos convictions, de notre empathie, de notre engagement et notre professionnalisme !

Oui, je m’en vais : pourtant que nos métiers sont beaux !

Vous tous, tous les personnels des établissements de l’ADPEP34, du siège, du CVL, quelles que soient vos fonctions, vous tous êtes engagés et oeuvrez chaque jour au bien-être, au bien-vivre de ces personnes à besoins particuliers, à leur accompagnement dans le respect de leurs différences : vous savez pour qui et pourquoi vous venez travailler, et ça c’est notre richesse !

On vient de le vivre : tous ensemble on peut beaucoup, pour nous et pour les autres. La Solidarité peut sauver un pays... alors nous continuerons, encore plus convaincus, à sauver une qualité de vie pour les plus fragiles.

Bonne continuation à tous.